Il y a des rencontres qui restent gravées bien après que l’objectif se soit refermé. Celle-ci en fait partie.
Ce matin-là, nous étions quatre photographes du club à pousser la porte d’un atelier. Celui d’un luthier installé dans la ville de Champs. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre : un artisan discret, peut-être un peu réservé face à l’invasion de quatre curieux armés de leurs boîtiers. C’est tout le contraire qui s’est produit.
Un accueil chaleureux
Dès les présentations, le courant est passé. Pas de formalisme, pas de gêne : notre hôte nous a ouvert son atelier — et son cœur — avec une simplicité désarmante. En quelques minutes à peine, l’échange est devenu naturel, presque complice. Il faut dire qu’il s’est pris au jeu avec autant d’enthousiasme que nous.
L’atelier lui-même est un monde à part : copeaux de bois, établis patinés par les années, outils suspendus. Des formes de violons en attente, odeur de vernis et de bois précieux. Un endroit où le temps semble suivre un rythme différent, celui de la patience et du geste juste.

La passion avant tout
Ce qui frappe immédiatement chez cet artisan, c’est la passion qui l’anime. Chaque instrument qu’il nous montre a une histoire, chaque outil un usage précis qu’il prend plaisir à expliquer. Il ne se contente pas de répondre à nos questions : il nous fait vivre son métier, nous partage ses secrets de fabrication, ses petites astuces accumulées au fil des années.
Quand nous lui avons demandé comment on devient luthier, sa réponse a fusé, spontanée et sincère :
« Par curiosité. »
Deux mots qui résument à eux seuls tout un parcours de vie, fait d’apprentissage, d’observation et d’amour du travail bien fait.
Une matinée qui restera
Entre les prises de vue, les questions et les rires, nous avons passé une agréable matinée. Aussi agréable qu’enrichissante en sa compagnie. Ces rencontres-là sont précieuses : elles nous rappellent que derrière chaque objet, chaque instrument, il y a des mains, un savoir-faire, et surtout une histoire humaine.

Nicholas STACPOOLE, l’homme derrière l’établi
Cet artisan au talent et à la générosité rares, c’est Nicholas STACPOOLE luthier installé au 13 avenue Blaise Pascal, à Champs-sur-Marne. Si vous passez un jour dans le coin, n’hésitez pas à pousser la porte de son atelier : vous y trouverez un passionné toujours prêt à partager son savoir-faire, et peut-être même à vous faire découvrir les coulisses de la fabrication d’un violon.
Retrouvez-le également sur Facebook : valréalutherie.
Merci à Nicholas d’avoir partagé un peu de son univers avec nous.
Une belle leçon d’humilité et de passion, à photographier… et à raconter.



